Le principe ternaire

La méthode ternaire « voir – analyser – agir » nous vient principalement de la théologie de la libération. De nos jours, on s’en sert encore régulièrement : « regarde, écoute, avance ». On oublie toutefois souvent d’où viennent ces trois étapes et quel en était le sens à l’origine.

La prière et l’action

En professant leur foi, les chrétiens affirment la dignité inaliénable de tout être humain et de toute création de Dieu. Pain pour le prochain s’engage pour que cette foi mène à un véritable engagement en faveur des droits humains et de la préservation des bases naturelles de la vie.

Pain pour le prochain préconise des changements dans l’économie réelle, dans la politique et dans la vie quotidienne. À cette fin, il convient de plaider la cause des démunis, de former des organisations et d’exercer des pressions politiques. Un grand nombre d’organisations de développement partagent cet avis.  

Pain pour le prochain va plus loin. En tant qu’œuvre ecclésiale, elle conçoit la spiritualité comme une source de changements libérateurs.

Dans la tradition de la théologie de la libération, la spiritualité libératrice allie « la mystique et la résistance » (Dorothee Sölle), la contemplation et la lutte (Pierre Stutz), le silence et la révolte, l’agenouillement et le fait de marcher la tête haute, l’entrée dans la présence de Dieu afin de puiser des forces et l’engagement pacifique en faveur de la paix dans la justice, la prière et l’action (Patrick von Siebenthal). Lien vers le texte en entier…