Institutionnel

50 ans de lutte contre la faim et l’injustice

De la campagne nationale à l’organisation permanente

«PRENDRE LES CAUSES DE LA DETRESSE ET DE L'INJUSTICE A BRAS-LE-CORPS»

1960 : Attaquer les causes de la pauvreté et de l'injustice : c'est animé d’une telle vision que le pasteur Heinrich Hellstein, alors directeur de l’EPER et Hermann Witschi, inspecteur de la mission de Bâle, ont lancé l’idée d’une campagne nationale contre la faim avec le mot d’ordre Pain pour le prochain (initial : Brot für Brüder, puis Brot für Alle (n.d.T)).

1961 : l’assemblée des délégués de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse approuve à l’unanimité le projet.

1961-1971 : les trois campagnes de récolte de fonds dépassent toutes les attentes en obtenant 16, 13 et 19.6 millions de francs. Dans tout le pays et à de nombreuses occasions, des paroisses avaient participé à la collecte.

1969 : Pour la première fois, la campagne est menée conjointement avec l’oeuvre catholique Action de Carême.

1971 : L’évolution de Pain pour le prochain se poursuit et devient un service permanent et central pour une collaboration ecclésiastique au développement. Ses tâches sont au nombre de trois :

  • L’information et la transformation des mentalités.
  • La recherche de fonds pour les projets de développement.
  • Le contrôle des projets.



Mise sur pied en Suisse

1970 : La Conférence interconfessionnelle Suisse-Tiers monde rencontre dans tout le pays un écho enthousiaste et donne à Swissaid, Action de Carême et Pain pour le prochain la première impulsion pour la fondation d’une Communauté de travail (aujourd’hui Alliance Sud), à laquelle Helvetas se joindra en 1971.


1971 : La Communauté de travail crée le Service Information Tiers Monde. L’écrivain et journaliste Al Imfeld en prend la direction. Pain pour le prochain soutient, sur le principe et concrètement, la campagne de votation sur l’initiative populaire pour l’interdiction des exportations d’armes. Il en résulte des plaintes et une polémique dans la presse.


1973 : Pour la première fois un agenda œcuménique est créé – jusqu’à aujourd’hui un instrument de campagne décisif.


1974 : Premier secrétaire général engagé à plein temps.


1975 : La Commission des organisations caritatives publie son rapport « Mal développement Suisse-Monde. Propositions pour une nouvelle politique de développement suisse ». La Communauté de travail devient de plus en plus la porte-parole du tiers monde face au Parlement et à l’administration fédérale.

La Communauté de travail fonde le Service Ecole Tiers Monde (aujourd’hui Fondation Education et Développement), pour transmettre ses préoccupations aussi à la jeune génération.

1977 : Création du cercle de travail Tourisme et Développement.

Création de la coopérative d’importation et service d’information OS3 (aujourd’hui claro fairtrade AG)

1982 : Pain pour le prochain et EPER remportent des succès dans les négociations avec Del Monte au sujet de l’introduction d’une clause sociale dans les contrats de livraisons.


1983 : La pétition « L’aide au développement, une question de survie » est remise au Conseil fédéral avec plus de 200 000 signatures.

1986 : Engagement pour une amélioration de la loi suisse sur les banques.
25 ans de collaboration entre Pain pour le prochain et Action de carême : publication du « Manifeste 2000 ».

Une pétition accompagnée de 111 000 signatures engage le Conseil fédéral à promouvoir le commerce équitable et à informer clairement les consommateurs sur l’origine et les conditions de production des produits.

1989 : la pétition « Le développement a besoin du désendettement » accompagnée de 250 000 signatures engage le Conseil fédéral à mettre en place un fond de désendettement à l’occasion des 700 ans de la Confédération.

Aux requêtes suivent des faits

  • 1991 : Brot für Brüder devient Brot für alle. En français, le nom Pain pour le prochain reste inchangé.
  • 1992 : Lancement de la fondation Max Havelaar.
  • 1995 : Création de la section suisse de Transparency International et du Label STEP pour des conditions équitables de production dans l’industrie du tapis.
  • 1998 : Création du service Films pour un seul monde.
  • 1999 : Lancement de la Campagne Clean Clothes (CCC) – pour des habits produits dans la dignité.


Départ vers un nouveau millénaire

  • 2001 : Pain pour le prochain a 40 ans – début d’un processus de restructuration.
  • 2002 : Première participation au Forum Social Mondial de Porto Alegre (Brésil)
  • 2003 : Première participation à l’organisation de l’Open Forum de Davos
  • 2004 : Pain pour le prochain devient une fondation.
  • 2006 : La campagne pour les droits de l’homme rencontre un succès international.
  • 2007 : « High Tech – No Rights ? pour des ordinateurs produits dans la dignité » campagne et pétition pour des conditions de travail équitables dans l’industrie des ordinateurs. Un sujet d’importance jusqu’à aujourd’hui.
  • 2008 : La pétition « 0.7 % - ensemble contre la pauvreté » est déposée avec 199 000 signatures.
  • 2009 : Campagne pour la justice face au changement climatique, participation à la conférence climatique de Copenhague, les questions liées au climat sont intégrées dans les soutiens de projets en tant que thèmes transversaux et un guide pratique sur les économies d'énergie mis à la disposition des paroisses et du public.


40 ans de campagne œcuménique avec Action de carême

Projet-pilote - avec SACOM - de formation des ouvriers et ouvrières auprès de deux sous-traitants d’électronique chinois ayant trait aux droits du travail.

2010 : La campagne « Misons sur un commerce juste » critique le système commercial mondial dominant et engage à une consommation sociale et écologique.

2011 : La campagne nationale dénonce le pillage de pays sous le couvert de l'industrie extractive. C'est également l'année des 50 ans de Pain pour le prochain